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HAND Planet, 1ère communauté handballistique
Martini : « Le début de l’aventure » (ven, 05 mar 2010)interview
Le groupe Nicollin a vendu Paris, hier, à la société dont Bruno Martini est gérant.
Il est devenu le nouvel homme fort du Paris Handball, hier matin, après la vente du club (2e de D 2) par le groupe Nicollin, pour la somme de 50000 €. Bruno Martini, désormais manager général,
fait le point.
Comment vous sentez-vous en tant que propriétaire du Paris Handball?
BRUNO MARTINI. On ne peut pas dire ça.
Je ne suis pas propriétaire. J’ai réuni des gens, 7 ou 8, qui constitueront un actionnariat très ventilé. Je suis l’élément qui a permis à tout le monde de se rassembler autour de ce projet de
reprise. Je me suis entouré de gens aux compétences variées, financières, juridiques, en matière de management et de réseaux dans l’entreprise, très forts.
Pourquoi avez-vous souhaité racheter ce club?
Il était à vendre. Et quand on s’intéresse de près au hand, on s’aperçoit que certains clubs ont un fort potentiel de développement, et a fortiori à Paris. J’avais envie de me lancer dans cette
aventure. Ça me permet aussi de revenir dans un club où j’ai apprécié de jouer (NDLR : 2003-2005).
Etes-vous actionnaire, vous-même?
Oui. Très minoritaire. Je n’avais pas vocation à être actionnaire majoritaire, mais il est important d’être actionnaire, ça montre qu’on s’engage à fond dans le projet. En fait, aucun actionnaire
majoritaire ne se dégage. Personne n’avait vocation à prendre LE pouvoir. Les gens ont envie de travailler en équipe et en synergie, c’est le plus important.
Comment comptez-vous développer le club?
Il faut créer une stratégie de club. Qu’il ait un vrai positionnement et une identité. On souhaite créer des événements qui vont sortir le hand de son gymnase et aller à la rencontre des gens.
Une implication sociale forte, aussi, est très importante.
Quels seront les moyens mis à la disposition de l’équipe?
Il est encore trop tôt pour définir le budget qu’on aura la saison prochaine. Mais il semble évident qu’on puisse s’appuyer sur la Mairie, on en est très heureux.
Olivier Girault, l’entraîneur sous contrat jusqu’en 2011, préparait lui aussi un projet de reprise. Vous êtes deux caractères forts. Pouvez-vous cohabiter?
Il n’y a pas de raison. Manager général, il est normal que je discute du sportif avec l’entraîneur, qui est garant de la politique sportive. Je ne suis pas interventionniste au point de dire : Il
faut s’entraîner comme ci, comme ça, il faut qu’Untel joue. Les choses doivent se passer dans la discussion. Olivier connaît très bien l’équipe. Donc, il saura me faire part de sa vision des
choses.
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Nicolas Moretti : « on a envie de gagner cette Coupe » (jeu, 04 mar 2010)
Joueur emblématique de Saint-Raphaël, Nicolas Moretti est un vieux routier du championnat de France passé par Ivry, Chambéry ou encore Créteil. Qualifié en demi-finale de la Coupe de la Ligue
avec les Varois, il veut aller au bout de cette compétition.
Nicolas, Saint-Raphaël fait une belle saison pour le moment…C’est vrai. On est plutôt content de ce que l’on a produit jusqu’à maintenant. Mais notre faux-pas à Aurillac et la défaite
concédée à la maison face à Nantes sont quand même des éléments négatifs. On veut se classer haut et atteindre l’Europe et c’est dommage de perdre des points en route comme cela. Surtout à
domicile.
On vous sent plus forts cette saison, qu’est ce qui a changé ?
Déjà, depuis la montée, le staff a conservé la même ossature. Le groupe a évolué, mais progressivement. Du coup, on arrive à bien jouer ensemble. Et quand il y a eu des recrutements, ce sont de
très bons joueurs qui sont venus renforcer l’équipe. Comme Megannem, Ploquin ou Abily. Le coach fait un travail dans la continuité et cela permet d’être dans une bonne dynamique.
Et du coup, vous êtes encore en course en championnat pour l’Europe, mais aussi en Coupes. La Coupe de la Ligue, qui arrive vite, peut vous permettre d’obtenir votre sésame continental. C’est
un rendez-vous important ?
Evidemment. Même si avant ce match face à Dunkerque, il y aura un tour de Coupe de France, que l’on veut absolument passé. La Coupe de la Ligue a pris une bonne place dans le paysage français. Et
on a envie de la gagner. Car c’est un trophée et on n’a pas souvent l’occasion d’en gagner dans une carrière ! L’idée est d’abord d’arriver en finale et après on verra. Sur un match sec, nous
avons toutes nos chances.
Pour arriver à cet objectif, que faudra-t-il faire pour battre Dunkerque ?
On sait que c’est une équipe avec beaucoup de talent. Qui joue bien. Ils ont des individualités fortes comme Sébastien Bosquet, Ragnar Oskarsson. Et puis il y aura Johan Boisedu, parti en cours
de saison, qui aura sûrement à cœur de s’illustrer. A nous de les faire déjouer.
Avec une défense de fer, que vous incarnez… Pas trop dur d’être cantonné à ce rôle ?
Le handball d’aujourd’hui se gagne d’abord grâce à la défense. Cela fait 10 ans que je me consacre à ce poste de défenseur. Et je m’en accommode bien. Même si je ne vois pas souvent le ballon
(rires). Et quand je vois les partenaires de défense que j’ai, je suis très content de tenir cette place. Cela peut être notre clef pour les prochaines échéances.
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Interview de Patrick RENAUD, agent sportif FFHB (mer, 03 mar 2010)
INTERVIEW -
HP : Bonjour Patrick. Quoi de neuf à l’orée de la prochaine saison qui se dessine ?
PR : Bonjour Hand-Planet. Dans les deux divisions qui me concernent plus particulièrement (la D2 et la Nationale 1), la lutte est sévère entre les clubs pour les montées au niveau
supérieur et les descentes au niveau inférieure.
En D2, St Cyr/Loire semble avoir pris une bonne option pour la LNH avec 2 points d’avance sur Paris et 4 sur Saintes et Nancy. Néanmoins, rien n’est joué puisque St Cyr doit se déplacer à Paris
le 14 mars et à Nancy le 27 mars. Et Aix, Pontault Combault et Billère pourraient jouer les trouble-fête. Personnellement, je vois bien St Cyr et Paris, avec Saintes comme outsider.
HP : Et en bas de tableau ?
PR : Gonfreville, sauf ENORME surprise, est déjà en N1 (Rappelons que les 4 derniers descendent en N1 cette saison). Après, les 3 autres places pour la N1 vont se jouer de Angers, 9ème
avec 31 points à Valence, 13ème avec 26 points. Mulhouse, Villeurbanne et Hazebrouck font partie de ce peloton de queue.
HP : Quid de la N1 ?
PR : C’est un championnat très intéressant et très palpitant. Les deux premières équipes de chaque poule vont monter en D2.
Dans la poule 1, je pense que Vernon va revenir en D2. Il a 3 points d’avance sur Massy et Chartres/Mainvilliers et 8 sur Semur, Lanester et Bordeaux. Pour la seconde place, tout pourrait se
jouer le week-end du 1er mai lorsque Massy recevra Chartres.
En bas de tableau (4 équipes par poule descendent en N2), ils sont 5 pour 4 places : Torcy, Pau, St Gratien, Saran et Lille. Avec 4 points d’écart entre Torcy, 10ème, et Lille, 14ème.
HP : Et dans la poule 2 ?
PR : C’est encore plus « chaud » que dans la poule 1. Il y a quatre équipes en 1 point !!! Besançon mène la danse (interview réalisé le 2 mars 2010) devant Nanterre, Nice et Chalon. Et il
y a un Besançon – Chalon et un Nice – Nanterre ce week-end, un Chalon – Nice le 13 mars, Besançon – Nice le 20 mars. De quoi offrir de nouveaux rebondissements !!! Seul Belfort pourrait venir
jouer les empêcheurs de tourner en rond. Il est positionné à 4 points du trio Nanterre-Nice-Chalon et ne rencontre aucun des 4 premiers avant…la dernière journée du championnat le 15 mai où il
recevra Besançon…
HP : Est-ce que c’est la même chose en bas de tableau de cette Poule ?
PR : C’est assez serré également. Martigues, 1er relégable, n’a que 5 points d’avance sur Vénissieux, dernier. Devant Martigues, La Robertsau a deux points d’avance, mais un match en
retard à domicile. Il pourrait être rejoint.
HP : Ca veut dire que ça va commencer à bouger côté transferts ?
PR : Effectivement. J’ai déjà eu des contacts de clubs qui commencent à réfléchir à la saison prochaine. Aussi bien pour la montée que le maintien, tout le monde est dans l’expectative. Je
pense que ça devrait être plus clair dans une quinzaine de jours.
HP : D’autres nouvelles ?
PR : Oui, effectivement. Le projet de Loi concernant les Agents Sportifs, présenté au Sénat en 2008, devrait passer devant l’Assemblée Nationale fin Mars 2010. Un interview de Rama Yade
dans le Monde du 24 février- démontre son intérêt. Pas forcément de grands changements pour les joueurs, si ce n’est la possibilité de signer un mandat avec un joueur et de se faire rémunérer
par le club (ou vice-versa), ce qui n’était pas possible jusqu’à aujourd’hui. Egalement l’impossibilité pour une personne morale d’obtenir une licence d’agent en France, ce qui est nouveau. Pour
plus de détails, je propose à vos lecteurs de lire le texte préparatif de Loi
Et prochainement, la transformation du Collectif Agents 2006 en Syndicat d’Agents Sportifs (Le nom sera dévoilé sous peu) regroupant des agents venus du football, du basket, de l’athlétisme et
bien entendu du handball. (http://collectifagents2006.hautetfort.com/)
HP : Patrick, merci pour ces informations et à très bientôt.
PR : Merci à Hand-Planet.
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Mathieu Hurtaud : « décrocher le maintient en D2 » (mar, 02 mar 2010)
Mathieu Hurtaud (demi-centre, aillier gauche), arrivé à Angers à l’âge de 15 ans il a intégré l’équipe première cette année, c’est une des valeurs montantes et aussi un élément
moteur.
Hand-planet: Parle-nous un peu de ton parcours, quand es-tu arrivé dans le groupe 1e?
Mathieu Hurtaud: J'ai commencé le hand à l'âge de 6 ans à Doué la fontaine dans un club à coté de Saumur. Après je suis arrivé à Angers à l'âge de 15 ans. J'ai commencé en moins de 18
national, ensuite en N3 puis cette année j'ai intégré l'équipe première.
H-p: Comment te sens-tu dans le groupe d'Angers ?
M.H: Je me sens bien, les joueurs sont simples, ils ne se prennent pas la tête ce qui facilite l'intégration des jeunes dans l'équipe.
H-P: Comment juges-tu le parcours de votre équipe ?
M.H: Le début de saison a été un peu difficile, mais le groupe est reparti de l'avant à la fin des matchs aller, en enchainant de bons résultats. La trêve est arrivée au pire des moments pour
le groupe.
Sur le début des matchs retour on a quelques résultats regrettables mais le groupe s'est remis au travail, cela a payé contre Pontault et Villeurbanne. Maintenant il faut continuer.
H-P: Quelles sont tes ambitions à court et long terme ?
M.H: A court terme j'espère jouer le maximum de matchs avec l'équipe première avant la fin de la saison et qu'on décroche le maintient en D2. A long terme pourquoi pas devenir handballeur
professionnel.
H-P: Ton favori pour le titre de Champion de France D2 ?
M.H: St Cyr car individuellement et collectivement je pense que c'est l'équipe la plus costaude.
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Olivier Marroux : « ma non-sélection, s’est évacué » (mar, 02 mar 2010)
Serial buteur d’Ivry, particulièrement en verve samedi dernier face à Nantes, l'ailier droit Olivier Marroux est de nouveau en pleine peau. Après un début d’année 2010 difficile, il veut
repartir de l’avant, à l'image de son club. Et bien finir la saison.
Olivier, on a semblé retrouver Ivry face à Nantes, samedi, que s’est-il passé ?
Face à Saint-Raphaël et Créteil, on a complètement déjoué. Et il était important que l’on se relance. Avant le match, on a beaucoup parlé ensemble. Fabrice, le capitaine, a notamment pris la
parole. Et je crois que tout cela a agi. Chacun a pris conscience qu’il fallait prendre ses responsabilités. A la fois collectivement et individuellement.
A votre image puisque vous avez inscrit 8 buts…
C’est vrai. Mais c’est mon rôle dans cette équipe de marquer. Je suis là pour ça. Et puis, j’ai bien été servi par mes coéquipiers. Mais ce que je retiens c’est l’attitude collective que l’on a
eu. On était au pied du mur et il fallait que l’on gagne face à Nantes, un concurrent direct, pour ne pas avoir une fin de saison pénible. On l’a fait mais ça n’est qu’une étape.
Après avoir joué pour Villefranche, voilà 2 saisons que vous êtes à Ivry, avec une ascension assez rapide, comment vivez-vous cela ?
Très bien. Je suis venu à Ivry pour jouer au plus haut niveau et aussi parce qu’il y a un état d’esprit qui me plaît. Depuis mon arrivée, j’ai beaucoup progressé et j’en suis content. Mais j’ai
toujours envie d’avancer. D’être encore meilleur dans mon jeu. Et je travaille pour ça.
Après avoir été appelé avec les Bleus, vous n’avez pas été retenu pour l’Euro, comment avez-vous vécu cela ?
Ca a été une déception, évidemment. J’ai mis un peu de temps à m’en remettre car je suis un compétiteur. Mais ma non-sélection, c’est évacué. Je vais de l’avant et je continue à travailler. Et si
je dois être rappelé, tant mieux. En tous cas, je fais tout pour être le plus performant.
Vos statistiques plaident pour vous pour le moment puisque vous êtes le 2e meilleur buteur de la D1 (100 réalisations), juste derrière Guillaume Saurina. Est-ce un objectif de finir premier ?
Y’a-t-il une petite compétition avec le Nîmois ?
On se connaît bien avec Guillaume. Et lui, ça ne compte pas, il tire 50 fois par match (rires). Non sérieusement, ça serait mentir que de dire que je n’aimerais pas finir premier de ce
classement. Je suis un compétiteur et comme beaucoup, j’en veux toujours plus. Mais, comme je l’ai déjà dit, je profite du bon travail de mes coéquipiers et puis je tire les penalties, suis seul
sur mon poste, donc ça aide. Et surtout cela ne doit pas être au détriment de l’équipe. Ce qui compte pour moi est d’avoir un rendement le plus élevé possible.
Quelles sont vos ambitions pour la suite de la saison ?
Avec le club, on veut vraiment faire quelque chose de bien. De manière bateau, je vais dire qu’on va prendre match après match. Et on verra où on en est dans 4/5 journées. On vise l’Europe en
championnat et on sait que la Coupe de France peut être intéressante pour nous. Donc on verra bien. Et pour le reste, je vais continuer à faire ce que je sais faire du mieux possible. Et ce qui
doit arriver arrivera !
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